Haïti-Education : Les syndicats enseignants, perplexes par rapport à l’applicabilité des mesures du Menfp


mardi 19 août 2014  

P-au-P, 19 août 2014 [AlterPresse] --- Plusieurs syndicats d’enseignants partagent leurs inquiétudes par rapport à l’applicabilité des 12 dispositions [1], annoncées par le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp), à quelques semaines de l’ouverture officielle de l’année académique 2014-2015.

Le Menfp a annoncé ces mesures dans la perspective de redresser le niveau du système éducatif, suite aux résultats, jugés catastrophiques et enregistrés lors des récents examens officiels (juin et juillet 2014) de 6 e et de 9e années fondamentales, ainsi que de rhéto et de philo.

La seule inquiétude réside dans la question de savoir est-ce que le Menfp aura les moyens et le budget adéquats, pour mettre en œuvre ces mesures, parce que tout ce qui va accompagner ces mesures exigerait des ressources humaines et matérielles, signale à AlterPresse la secrétaire générale de la Confédération des enseignantes et enseignants haïtiens (Cneh), Lourdes Edith Joseph Delouis.

« Le plus souvent, ce sont les institutions étatiques qui sabotent leurs propres mesures », rappelle la Cneh, soulignant combien le problème des échecs scolaires se situe à la base.

« C’est un problème de base, un problème de gouvernance, un problème d’enseignement-apprentissage, parce que les écoles pullulent de n’importe quelle manière dans le pays, sans aucune norme. Les programmes ne sont pas appliqués, les professeurs ne sont pas formés, ni encadrés ».

Abondant dans le même sens, Josué Mérilien, le coordonnateur de l’Union nationale des normaliennes et normaliens haïtiens (Unnoh), demande à « l’Etat haïtien de mettre en place des moyens pour assurer la formation des professeurs... pour que ces mesures soient effectives ».

Il faut également une réflexion approfondie pour aboutir à une véritable réforme de l’éducation en Haïti. Lire la suite

Haïti-Santé : Une stratégie de financement de soins dans un système défaillant


mardi 19 août 2014
 
P-au-P, 19 août 2014 [AlterPresse] --- Le Ministère haïtien de la santé publique et de la population (Mspp) a lancé officiellement, début août 2014 à Pétionville, une stratégie de Financement basé sur les résultats (Fbr), visant à financer des soins de santé à l’échelle nationale.

Cette approche serait adoptée dans l’objectif d’améliorer et de renforcer la qualité du service public dans le domaine de la santé, tout en considérant la rationalisation des ressources disponibles, l’amélioration des relations avec les prestataires de soins, la responsabilisation des actrices et acteurs, et la culture de résultats.

Le Fbr, qui repose sur la performance, entre dans le cadre de la mise en exécution d’une politique sanitaire qui considère les principes d’équité, de globalité, universalité et qualité.

L’obtention de financements serait directement liée à l’atteinte de résultats, selon ce nouveau mécanisme adopté par le Mspp.

Dans le cadre d’une telle démarche, les organismes bénéficiaires seront les institutions de santé, tandis que les résultats seront analysés en fonction de la qualité et de la quantité de services au bénéfice de la population.

D’ici 2015, plus de ¾ des pays à faible revenu n’atteindront pas les objectifs du millénaire pour le développement (Omd), anticipe l’organisation mondiale de la santé (Oms).

En Haïti, en ce qui a trait à la qualité du système de santé, le chemin (vers les Omd) est encore très long et les résultats sont moindres, selon les données de plusieurs enquêtes.

Des constats, qui expliquent l’adoption de cette nouvelle stratégie de financement.

Dresser un état des lieux du système de santé en Haïti revient à faire état d’un tableau sombre : mauvaise répartition des ressources, disparités entre milieu rural et urbain, perte de viabilité financière des institutions de santé, faiblesse du système d’information sanitaire, manque de coordination des actrices et acteurs, manque de motivation du personnel.

Une situation, affectant le niveau de services (en santé), dont la qualité des soins.

Pendant que plus de 17 milliards de gourdes (US $ 1.00 = 46.00 gourdes ; 1 euro = 65.00 gourdes aujourd’hui) ont été dépensées dans le système, les résultats ne sont pas au rendez-vous, affirme le directeur général du Mspp, Georges Dubuche, présentant les différents aspects de la stratégie de financement adoptée.

« Il y a donc une grande disparité entre le financement actuel du système et les résultats que nous obtenons sur le terrain. Près de 30% à 40% de la population haïtienne ne bénéficie pas de soins de santé adéquats », admet Dubuche.

C’est le début d’un long trajet de « transformation sociale, de la qualité de gestion des ressources publiques et de la responsabilisation des uns et des autres », considère, pour sa part, Déo Ndikumana, coordonnateur des opérations de la Banque mondiale (Bm) en Haiti.

Ndikumana espère, avec l’adoption de la nouvelle stratégie de financement, voir transformer le visage économique et social du pays.

« En matière de développement, nous devons constamment oser, nous poser des questions, pour avoir une meilleure compréhension de tous les goulots d’étranglement, qui nous empêchent d’aller de l’avant », suggère Ndikumana.

Pourquoi certains programmes de développement du gouvernement, appuyés par ses partenaires techniques et financiers, n’arrivent pas à avoir les résultats escomptés ?

Pourquoi, malgré les efforts consentis, malgré les ressources des uns et des autres, Haïti n’arrive pas à améliorer l’accès à un service public de qualité ?

Qu’est-ce qui explique que certains programmes réussissent, alors que d’autres échouent ?

De tels questionnements devraient permettre de trouver des solutions, en vue de l’amélioration des performances, des résultats des services donnés à la population.

« En mettant l’accent sur les résultats plutôt que les intrants, l’approche encourage tous les bailleurs de fonds dans la chaîne de production du service de santé à mettre en œuvre, ainsi que les réformes nécessaires pour les rendre plus efficaces », souligne le coordonnateur des opérations de la Banque mondiale en Haïti.

L’adoption de cette stratégie de financement représente la matérialisation de cette volonté affirmée du Mspp, depuis 2011, interprète Christian Barrett, représentant de l’agence étasunienne pour le développement international (Usaid).

Le Fbr donne plus « d’autonomie, mais s’occupe de responsabilisation des institutions sanitaires dans la lignée de l’amélioration de la prestation de services », ajoute Barrett, qualifiant la journée de présentation du nouveau mécanisme adopté de « consécration et de continuation des idées ».

Pour ce représentant de l’Usaid, le Fbr témoigne de la responsabilisation et de la reconnaissance du travail quotidien des médecins et infirmières des services de santé dans le pays.

Une phase pilote est déjà implémentée dans le Nord-Est.

Avec des possibilités d’ajustement, l’approche de financement basé sur les résultats devrait progressivement être étendue à tous les autres départements sanitaires du pays.

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Haïti-Politique : 2 avocats convoqués au barreau de Port-au-Prince, suite à une plainte contre le gouvernement


vendredi 22 août 2014  

P-au-P, 22 août 2014 [AlterPresse] --- Les avocats Newton Louis St-Juste et André Michel sont convoqués, pour le mardi 2 septembre 2014, par le barreau de l’ordre des avocates et avocats de Port-au-Prince, apprend AlterPresse.

Cette convocation survient au lendemain d’une nouvelle plainte déposée, le lundi 18 août 2014, par les 2 avocats contre le président Joseph Michel Martelly, le premier ministre Laurent Salvador Lamothe et le ministre de la justice Jean Renel Sanon, pour leur implication dans « des actes criminels », dont « la libération » des centaines de criminels à la prison civile de Croix-des-Bouquets (municipalité au nord-est de la capitale).

329 détenus - dont Clifford Brandt, arrêté pour kidnapping en octobre 2012 - se sont évadés, le dimanche 10 août 2014, de cette prison, en emportant une douzaine de fusils et une lance de gaz lacrymogènes.

42 fugitifs du 10 août, parmi eux Clifford Brandt (capturé, en compagnie de 2 autres évadés, en République Dominicaine), ont été repris, à date, par la police nationale d’Haïti (Pnh).

« Cette convocation fait suite à notre plainte contre les plus hautes autorités de l’Etat, concernant la libération de plus de trois cents criminels », indique Me. André Michel, joint au téléphone par l’agence en ligne AlterPresse.

Dans cette plainte, les deux avocats demandent l’ouverture d’une information pour déterminer le degré de participation de ces plus hautes autorités de l’Etat dans cette évasion suspecte.

Il s’agit « d’une libération de ces prisonniers, en faveur de Clifford Brandt ».

« C’est immoral » de constater que des autorités qui ont la responsabilité de garantir la sécurité dans le pays, relâchent des criminels, considèrent les 2 avocats.

Ils pointent du doigt, Martelly et Lamothe, dans l’évasion du 10 août 2014.

Les 2 avocats craignent que leur convocation participe d’une manoeuvre visant à les radier de l’ordre des avocats à Port-au-Prince, et porter, ainsi, un rude coup à la lutte démocratique.

Les 2 avocats dénoncent constamment plusieurs dérives du gouvernement, dont l’utilisation de fonds du trésor public par la famille présidentielle.

Une sommation, déposée en 2012 contre la famille présidentielle, est bloquée par la justice haïtienne (sous coupe réglée de l’exécutif) depuis le décès, le samedi 13 juillet 2013, du juge Jean Serge Joseph qui instruisait l’affaire mettant en cause la femme du président, Sophia Saint-Rémy, et leur fils Olivier.

Avant son décès, le juge Jean Serge Joseph avait pris une décision historique, en demandant la comparution du premier ministre Lamothe par-devant la justice, à titre de témoin. [jep emb rc apr 22/08/2014 14:20] Lire la suite

Haïti-Elections : Des dispositions méthodologiques claires, exigées comme préalables à tout dialogue

vendredi 22 août 2014

P-au-P, 22 août 2014 [AlterPresse] --- Plusieurs protagonistes politiques exigent la définition de dispositions claires, avant de participer à un dialogue avec l’exécutif, selon les informations rassemblées par l’agence en ligne AlterPresse.

« Nous ne pouvons pas entrer dans une affaire aussi fondamentale, aussi importante, sans méthodologie, sans connaître de quelle manière les décisions vont être prises », prévient le coordonateur du Mouvement patriotique de l’opposition démocratique (Mopod), l’ingénieur-agronome Jean André Victor.

Le parti Mopod se dit, tout de même, d’accord avec le principe de l’ouverture d’un dialogue entre les différents protagonistes, y compris l’exécutif.

Le Mopod encourage les sénateurs à adopter une certaine prudence pour ne pas répéter les erreurs, commises lors du dialogue d’El Rancho (mars 2014) ayant impliqué différents protagonistes.

Pas question de prendre part à n’importe quel dialogue, qui ressemble à des manœuvres politiques, semble être aujourd’hui le mot d’ordre.

Ces derniers temps, le gouvernement se montre de plus en plus tenté par l’application unilatérale, insiste-t-il, de l’article 12 du 14 mars 2014, dit accord d’El Rancho, en vue de passer outre du sénat.

Ce que conteste la Conférence épiscopale (catholique romaine) d’Haïti (Ceh), qui s’est assigné le rôle de médiatrice dans les pourparlers ayant abouti à l’accord du 14 mars 2014.

Une tentation unilatérale, que rejettent diverses voix, dans le milieu politique, qui mettent en garde contre le risque d’une aggravation de la crise pré-électorale, au cas où l’exécutif s’entêterait à mettre à exécution sa menace d’organiser des élections, dans n’importe quelle condition, avant la fin de l’année 2014.

Or, le même exécutif semble s’être complu dans la non adoption, depuis 2011, de dispositions structurelles pour un déroulement de scrutins pertinents.

Entre 2012 et 2014, le même exécutif a mis en place, dans l’arrogance, sans tenir compte des observations de la classe politique, trois structures de conseil électoral provisoire (Cep) qui n’ont pu délivrer aucun scrutin, jusqu’à parvenir, finalement, à une quatrième structure de Cep, apparemment acceptée par les partis en lice sur l’échiquier politique.

Le président Josseph Michel Martelly ne s’est embarrassé d’aucun scrupule pour mettre en place, dans des conditions qualifiées d’ « irrégulières et provocatrices », trois structures, respectivement dirigées par Josué Pierre-Louis (un conseil de 6 membres), Emmanuel Ménard et Fritzo Canton.

« Si l’on doit retourner à la table des négociations pour un dialogue, à priori, il ne faut pas que ce soit dans n’importe quelle condition. Il faut que l’agenda soit connu. Il faudrait aussi que les gens soient bien répartis autour de la table pour qu’on ne mette pas 108 partis autour d’une seule table », prévient, pour sa part, le coordonnateur adjoint de la Fusion des socio-démocrates, Alix Richard.

Il rappelle l’expérience désastreuse que le parti Fusion avait eue dans le cadre du dialogue d’El Rancho de mars 2014. Un « état de faits », qui avait poussé Fusion à claquer la porte, lors des pourparlers, sans avoir participé au processus entier d’échanges.

De son côté, le sénateur du Nord, Jean-Charles Moïse, annonce déjà son refus de prendre part à ce dialogue qui se soldera, dit-il, par un échec.

« Comme institution, concernée par la crise électorale, le sénat ne peut, en aucun cas, entretenir ces rencontres. Le sénat fait partie des protagonistes à la base de cette crise », relève Moïse.

D’autres entités, dans la vie nationale, devraient jouer le rôle de médiatrice, à l’exemple du barreau de Port-au-Prince, des organisations de droits humains, mais non le sénat de la république, souhaite Moïse.

Ce dialogue souhaité serait une façon de débloquer la situation au sénat, en ce qui concerne le vote des amendements dans la loi électorale de 2013 (ratifiée par les 2 chambres), nécessaire à l’organisation des scrutins attendus.

Les législatives partielles, fixées unilatéralement au 26 octobre 2014 par le président Joseph Michel Martelly, et les élections locales, au 28 décembre, semblent de plus en plus hypothétiques pour 2014.

Toutefois, l’un des instigateurs de ce dialogue annoncé, le sénateur de l’Ouest Steven Irvenson Benoit, dit attendre une correspondance de la présidence, avant d’envoyer une invitation de participation aux partis politiques. [jep emb rc apr 22/08/2014 08:40] Lire la suite

Haïti-Justice/Prisons : Plainte contre Martelly, Lamothe et Sanon concernant l’évasion du 10 août


mercredi 20 août 2014

P-au-P, 20 août 2014 [AlterPresse] --- Les avocats André Michel et Newton Louis St Juste ont déposé, le lundi 18 août 2014, une nouvelle plainte contre le président Joseph Michel Martelly, son premier ministre Laurent Lamothe et le ministre de la justice Jean Renel Sanon, pour leur implication, disent-ils, dans « des actes criminels », dont « la libération » de centaines de criminels.

La plainte a rapport avec l’évasion spectaculaire, le dimanche 10 août 2014, de 329 détenus, dont Clifford Brandt, de la prison de la Croix-des-Bouquets (municipalité au nord-est de la capitale).

Avançant des présomptions et des faits susceptibles de révéler cette implication, les deux hommes de loi requièrent du parquet près le tribunal de première instance de Port-au-Prince, l’ouverture d’une information pour déterminer le degré de participation de ces plus hautes autorités de l’Etat dans cette évasion suspecte.

Les fonctions de ces différentes personnalités du gouvernement sont utilisées à des fins infractionnelles, affirment les avocats André Michel et Newton Louis St Juste, dans cette plainte au commissaire du gouvernement, Me Kherson Darius Charles.

« Des liens privilégiés entre Clifford Brandt et la famille présidentielle, le retard mis par les unités spécialisées de la police haïtienne pour intervenir à la prison civile, la banalisation de l’événement, le mépris pour la vie des citoyens exposés à la fureur de plusieurs centaines de bandits, dont l’identité reste inconnue, et leurs mensonges sur le lieu et la capture de Brandt », sont autant de points avancés pour soutenir la plainte.

Plusieurs extraits d’articles de la presse haïtienne, de ces deux dernières années (2013 et 2014) sont cités dans la lettre de plainte.

L’un des extraits, tiré du journal Le Nouvelliste, fait allusion à la présence de l’un des fils du président Michel Martelly dans la liste de haut-gradés du clan de Clifford Brandt.

Qualifiant l’évasion de « troublante contradiction », vu les circonstances non encore élucidées dans lesquelles elle a eu lieu, les avocats soulignent qu’il s’agit « d’une libération de ces prisonniers en faveur de Clifford Brandt ».

Considérant l’évasion du dimanche 10 août 2014 comme un événement de la vie courante, Martelly ne s’est pas montré préoccupé par l’ampleur d’une telle évasion.

Au cours d’une conférence de presse, le ministre de la Justice, Me. Jean Renel Sanon, a avancé la thèse de mutinerie.

« Cette évasion suspecte de ces criminels est comme de l’eau, apportée au moulin des bandits (des assassins, des kidnappeurs et des criminels de toutes sortes sont dans la ville, dans l’indifférence des plus hautes autorités du pays) qui opéraient déjà en toute quiétude, au grand dam des citoyens à la veille de la réouverture des classes », écrivent Michel et St Juste. Lire la suite

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